Odonates et cigales, les géants ailés et la voix solaire du Var

L'été varois ne serait pas complet sans le vrombissement impérial de l'Anax empereur (Anax imperator) au-dessus des roubines et la symphonie assourdissante de la Cigale de l'orne (Cicada orni) dans les pins parasols. Ces joyaux ailés incarnent la puissance vitale des sanctuaires naturels du Var.
Mes observations dans le Var — lieux, mois et contexte réel
Photographiés le long des canaux des Salins d'Hyères, de la Coulée du Ceinturon et sur les troncs ensoleillés des collines de Carqueiranne.
Galerie commentée des photographies in situ
3 clichés réalisés au téléobjectif dans le département du Var (Règle 11)



Reconnaître l’espèce sur mes photos — détails visibles
L'Anax empereur mesure jusqu'à 85 mm avec un thorax vert pomme éclatant et un abdomen bleu ciel luminescent chez le mâle. La Cigale de l'orne arbore une robe cryptique brune et dorée avec de petites macules caractéristiques sur les ailes transparentes.
Roubines, étangs d'eau douce et saumâtre, roselières, pinèdes littorales et oliveraies.
Carnivores prédateurs pour l'anax (moustiques, papillons, petites libellules) ; sève végétale pour la cigale.
Photographier l’espèce : mon expérience de terrain
Saisir une libellule posée sur une graminée ou en plein vol au téléobjectif révèle des détails fascinants sur ses yeux à facettes et ses ailes nervurées d'une finesse inouïe.
- •L'Anax empereur est la plus grande libellule d'Europe de l'Ouest, capable de voler en marche arrière et d'atteindre 50 km/h.
- •La larve de l'anax vit jusqu'à deux ans sous l'eau comme redoutable prédatrice de têtards et de petits poissons avant sa métamorphose.
- •La Cigale de l'orne passe plusieurs années enfouie dans le sol à sucer la sève des racines avant d'émerger pour quelques semaines de chant sous le soleil varois.