Où photographier les oiseaux et les paysages autour d’Hyères ?
Explorez mes spots photo et sanctuaires naturels autour d’Hyères : salins d'or au couchant, falaises maritimes, vallées alluviales, roselières secrètes et sentiers côtiers sauvages. Retrouvez ici 7 fiches détaillées (grands sanctuaires et pépites d'affût confidentielles moins fréquentées, parfaites pour le naturaliste discret) ainsi que les 14 clichés in situ des paysages varois.
Les Sanctuaires & Lieux d’Affût du Var
Sanctuaires emblématiques & pépites d'affût confidentielles méconnues

Salins d’Hyères (Pesquiers & Vieux Salins)
« Le souffle du mistral sur les lagunes : les oiseaux des Salins des Pesquiers »
Aux premières heures du matin, quand le mistral balaye la surface des anciens salins, l'air s'emplit de la senteur âcre de la saumure et de la résine des pins maritimes voisins. Les Salins d'Hyères — scindés entre les Vieux Salins à l'est et le Salin des Pesquiers sur le tombolo occidental — constituent le cœur battant de l'ornithologie varoise. Ici, au carrefour des voies migratoires méditerranéennes, la lumière d'août sculpte les silhouettes des flamants roses filtrant l'eau à contre-jour et des sternes plongeant en flèche dans les canaux d'alimentation. Pour le photographe naturaliste, le respect des digues balisées est une règle absolue : les îlots coquilliers abritent les pontes délicates des sternes et des échasses. À l'affût derrière les palissades en bois de l'Espace Nature, l'œil s'ajuste au ballet des grands échassiers, tandis que le cri flûté d'un courlis cendré signale le passage d'un migrateur venu des toundras nordiques.

Plan de La Garde (Parc Nature)
« Le poumon vert entre ciel et roseaux : l'avifaune du Plan de La Garde »
Écrin de 130 hectares réaménagé au cœur de l'agglomération toulonnaise, le Parc Nature du Plan de La Garde est une résurrection écologique exceptionnelle. Ancienne plaine alluviale inondable, le site conjugue aujourd'hui vastes plans d'eau, prairies humides, alignements de saules et roselières généreuses. Véritable trésor et petit bijou local du Plan de La Garde, le rare Fuligule nyroca (Aythya nyroca) y trouve un sanctuaire privilégié : un couple a été immortalisé en plein vol synchronisé au-dessus des plans d'eau par Cyril Garnier. C'est aussi ici que l'étonnant Capucin bec-de-plomb a choisi d'élire domicile, formant des colonies joyeuses au milieu des joncs. Le Busard des roseaux y effectue ses chasses rasantes au petit matin, tandis que les hérons cendrés et aigrettes se partagent les berges des roubines. Le Plan de La Garde démontre qu'une zone humide périurbaine restaurée peut devenir un haut lieu de contemplation et d'éducation naturaliste.

Carqueiranne (Littoral & Coteaux)
« Entre vignobles et criques sauvages : la biodiversité côtière de Carqueiranne »
Nichée entre le massif du Colle Noire et la baie de La Garonne, Carqueiranne offre une mosaïque paysagère d'une richesse exceptionnelle. Ici, la garrigue de pins d'Alep et de chênes kermès dévale jusqu'aux falaises de schiste qui plongent dans une mer turquoise. Dans les vallons cultivés et les vignes traditionnelles qui montent vers le Mont des Oiseaux, les guêpiers d'Europe chassent au-dessus des clôtures de pierres sèches. Les faucons crécerelles guettent les lézards depuis les branches noueuses des oliviers, tandis que les pies-grièches écorcheurs montent la garde sur les haies de prunelliers. Sur les fleurs séchées de la fin d'été, les mélitées et les belles-dames butinent au son incessant des cigales.

Presqu’île de Giens & Double Tombolo
« Sur le double tombolo : les sentiers sauvages de la presqu'île de Giens »
Relique géologique d'une rareté mondiale, le double tombolo de Giens relie le continent à l'ancienne île rocheuse par deux cordons de sable enserrant l'étang des Pesquiers. Cette configuration unique crée une transition spectaculaire entre la quiétude saline des lagunes intérieures et la violence des vagues s'écrasant sur les falaises maritimes du sud. Sur les crêtes rocheuses dominant le port du Niel et la Tour Fondue, les martinets à ventre blanc et les circaètes profitent des ascendances côtières. Le long des plages de sable et de posidonies, les sternes et chevaliers font escale, offrant au photographe naturaliste des cadrages où l'azur marin rencontre le vert argenté des cistes et des pins parasols.

La Lieurette (Marais & Refuge LPO)
« Au cœur du refuge LPO de Macany : l'avifaune secrète de la Lieurette »
Étendue sur près de 30 hectares au cœur de la plaine alluviale de Macany (bassin du Roubaud et de la Sauvette), la zone humide de La Lieurette est un trésor écologique discret. Propriété de la Ville d'Hyères gérée avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), le site fait l'objet d'une convention historique avec la LPO Provence-Alpes-Côte d'Azur qui l'a officiellement classé en « Refuge LPO ». Ce statut d'exception y interdit toute pratique de chasse ainsi que l'usage de produits phytosanitaires, permettant à près de 190 espèces d'oiseaux, à la Cistude d'Europe et au Campagnol amphibie d'y trouver un havre intact. Toutefois, la découverte de ce sanctuaire exige une éthique naturaliste absolue : la Lieurette est un terroir agricole et agropastoral vivant. De nombreuses parcelles attenantes abritent des élevages de chevaux et des pâturages privés sous Autorisation d'Occupation Temporaire (AOT). Une grande partie des chemins vicinaux, sentiers d'exploitation et traverses est strictement privée et formellement interdite au public. Pour le photographe naturaliste, la règle d'or est sans équivoque : ne jamais s'aventurer sur les chemins privés, ne jamais franchir les clôtures des prés à chevaux et ne pas déranger les troupeaux. L'observation se fait avec discrétion depuis les voies publiques périphériques autorisées (abords du Roubaud) ou à l'occasion des sorties guidées organisées par la LPO locale. C'est à ce prix de respect que la Lieurette dévoile ses trésors : le vol rasant d'un Busard des roseaux fendant la brume matinale ou le chant rythmé de la Cisticole des joncs au-dessus des cannes de Provence.

La Coulée du Ceinturon & Levée de l'Ayguade
« Au fil des roseaux du Ceinturon : le couloir d'or de l'Ayguade »
Véritable corridor biologique reliant les terres hyéroises au rivage de l'Ayguade, la Coulée du Ceinturon est un trait d'union végétal d'une richesse stupéfiante. Le long de la levée, fossés d'eau douce, massettes denses et rideaux de tamaris forment un écosystème tampon avant la mer. C'est ici que Cyril Garnier a consigné une remarquable concentration d'espèces lors de ses prospections d'août 2026 : les joyeux Capucins bec-de-plomb s'affairent dans les graines de graminées, les martins-pêcheurs fusent comme des éclairs saphir, tandis que le discret Héron pourpré et la Rousserolle effarvatte animent le cœur des phragmites. Moins minéral que les salins côtiers, ce site offre une ambiance d'intimité végétale exceptionnelle.

Chemin Côtier des Vieux Salins à La Londe
« Entre pins maritimes et vasières : la frange sauvage des Vieux Salins »
S'étirant sur le cordon littoral oriental de la rade d'Hyères jusqu'aux plages sauvages de La Londe-les-Maures, ce sentier côtier méconnu offre un condensé d'ambiances maritimes et lagunaires. D'un côté, le miroir argenté des bassins des Vieux Salins et les vasières où les limicoles sondent la vase ; de l'autre, la pinède de pins d'Alep et pins maritimes balayée par les embruns salés. Ce secteur, nettement moins fréquenté que les digues centrales, est le repaire privilégié des grands limicoles migrateurs tels que le Courlis cendré ou l'Échasse blanche. En fin d'après-midi, lorsque la lumière dorée transperce les aiguilles de pin, les sternes et mouettes s'assemblent sur les bancs de sable face aux Îles d'Or dans un calme absolu.
Galerie des 14 Paysages du Var
Clichés 100 % in situ réalisés par Cyril Garnier en août 2026 : salins dorés, crêtes rocheuses, zones humides et villages perchés.

Sylphes blancs : chevaux de Camargue et aigrette dans les zones humides varoises
Deux chevaux blancs de Camargue paissent dans une prairie herbeuse tandis qu'une aigrette blanche atterrit au-dessus d'eux avec les ailes déployées. La scène capture une interaction faunique typique des zones humides du sud de la France en plein jour.

Quatre silhouettes en vol au-dessus des collines brumeuses du Var
Quatre oiseaux en vol se détachent sur un ciel pâle, au-dessus de plusieurs collines boisées qui se superposent dans une brume légère. Des pins et une végétation basse apparaissent au premier plan ; aucun bâtiment ni élément distinctif ne permet d’identifier précisément le lieu.

Lune de sang sur les crêtes varoises
Une pleine lune rougeoyante, ou lune de sang, brille intensément au centre d'un ciel nocturne d'un bleu très sombre. En bas de l'image, la silhouette discrète d'une crête montagneuse ou d'un horizon se dessine à peine dans l'obscurité.

Le soleil s'incline : contre-jour doré sur une rangée d'arbres
Un soleil éclatant domine un ciel baigné d'une chaude lumière dorée et orangée. Au premier plan, la silhouette sombre d'une rangée d'arbres se découpe nettement à l'horizon. Un petit oiseau en vol traverse l'espace aérien juste en dessous de l'astre.

Reflets : un échassier solitaire dans le miroir d'un étang varois
Un échassier solitaire, probablement une échasse blanche, se tient au milieu d'une étendue d'eau calme aux reflets argentés. Son reflet net se projette à la surface tandis que l'arrière-plan dévoile une rive boisée et des collines brumeuses. La lumière douce et rasante confère une atmosphère minimaliste et épurée.

Au ras de l'eau : un limicole effleure les marais dorés
Un oiseau limicole vole au ras d'une étendue d'eau calme, créant un reflet net à la surface. À l'arrière-plan flou se distinguent des buissons et de la végétation marécageuse dorée par la lumière. Le premier plan flou accentue la profondeur et la sérénité du paysage aquatique.

Face-à-face entre flamants roses aux portes d'un mas provençal
Deux flamants roses se tiennent face à face au bord d'un plan d'eau dans une zone humide méditerranéenne. À l'arrière-plan, la végétation basse s'étend vers un mas traditionnel provençal aux tuiles romanes et des pins parasols.

Devant la falaise : oiseaux en vol sous un massif calcaire
Plusieurs oiseaux en vol traversent un ciel bleu clair devant un massif calcaire lointain et brumeux, surmonté d'une tour de télécommunication. Au premier plan flou apparaît la cime verdoyante d'une colline boisée.

Couchant sur les bancs de sable : un littoral en eau d'or
Un soleil bas illumine un paysage côtier méditerranéen, avec des eaux peu profondes et des bancs de sable ou de vase à gauche, ainsi qu’une bande de terre bordée de hautes herbes au premier plan. Des montagnes se découpent à l’horizon tandis qu’un groupe d’oiseaux traverse le ciel aux couleurs chaudes du coucher du soleil.

Un rapace sombre plane au-dessus d'un village perché varois
Un grand rapace sombre vole au-dessus d’un village aux toits de tuiles, tandis qu’un versant boisé occupe l’arrière-plan. Deux tours de pierre se détachent sur la crête, mais l’image ne permet pas d’identifier avec certitude le site ni l’espèce de l’oiseau.

Tour, chapelle et cyprès : une sentinelle de pierre sur son éperon
Un ensemble fortifié en pierre, composé d’une tour ronde et d’un bâtiment aux allures de chapelle, domine un promontoire rocheux. Des cyprès et une végétation méditerranéenne s’étagent sur les pentes, avec un vaste massif montagneux en arrière-plan ; deux drapeaux flottent au-dessus de la tour.

Le feu du soir sur le salin des Pesquiers, à Hyères
Coucher de soleil vibrant sur des marais salants côtiers avec des herbes sèches dorées au premier plan. L'eau reflète des teintes roses et orangées sous un ciel crépusculaire dégagé, avec des collines méditerranéennes à l'horizon.

Couchant en couches : roseaux, eau et collines en silhouettes
Un soleil éclatant descend vers l’horizon au-dessus d’un paysage de zones humides, avec des roseaux et des étendues d’eau peu profondes au premier plan. Des collines ou montagnes en silhouettes successives ferment l’horizon, tandis qu’un oiseau traverse le ciel orange; aucune inscription n’est visible.

Un oiseau sombre au-dessus des chenaux : la tresse des marais
Un petit oiseau sombre vole au-dessus d’un paysage de zones humides composé de chenaux peu profonds, de berges basses et d’une végétation dense. À l’arrière-plan, des arbustes et des arbres entourent des terrains ouverts et quelques bâtiments flous ; aucun élément ne permet d’identifier précisément le site.

Verdure estivale et ombre bienfaisante des haies varoises
Un passereau discret se tient au cœur d'un feuillage dense et vert baigné d'une lumière douce filtrée, témoignant de la richesse des corridors boisés du Var.

Épure aérienne : silhouette solitaire dans l'immensité du ciel varois
Un oiseau aux ailes longues et profil fuselé fend un ciel lumineux et épuré au-dessus des grands espaces du littoral varois.

Grand échassier en croisière au-dessus des lagunes hyéroises
Ailes déployées et pattes étirées, un grand héron glisse majestueusement dans un ciel d'azur limpide au-dessus des marais varois.

Sérénité d'un sous-bois humide au cœur de la ripisylve varoise
Un héron se repose sur une souche moussue dans la fraîcheur feutrée d'une zone humide boisée, entouré de hautes herbes et de troncs protecteurs.

Canard en vol ascendant dans le grand bleu méditerranéen
Un anatidé traverse le ciel d'un vol battu énergique, photographié de profil sur un fond bleu immaculé.

Limicole en transit au ras de l'azur varois
Silhouette élancée, ailes battantes et ventre lumineux : un petit échassier voyageur survole les étendues hyéroises.

Cadre végétal et vol synchronisé sur les collines du Var
Deux silhouettes ailées évoluent en harmonie au-dessus des collines boisées, encadrées par les douces feuilles vertes du premier plan.

Élégance maritime : sterne en pêche dans la lumière voilée
Ailes effilées et bec ouvert, une sterne survole les lagunes avec grâce sous un ciel doux et lumineux.

Reflets d'or et pêche patiente dans les roubines des salins
Une aigrette blanche s'avance avec précaution dans des eaux peu profondes dorées par la lumière estivale, son reflet parfait vibrant à la surface.